Drone en vol au-dessus de la cuvette grenobloise

Guide à jour · octobre 2026

Réglementation drone en France

Catégories, formations, zones de vol, scénarios professionnels et sanctions : les règles essentielles pour faire voler un drone en 2026, expliquées par un télépilote professionnel.

  • 120 m hauteur maximale de vol en catégorie ouverte
  • 250 g au-delà, formation et enregistrement de l’exploitant
  • 800 g enregistrement du drone et signalement électronique
  • 2026 fin des scénarios nationaux S1, S2 et S3

L’essentiel

Ce qu’il faut retenir

Depuis le 1er janvier 2021, les drones civils sont encadrés par une réglementation européenne commune, appliquée en France par la DGAC. Le principe est simple : plus une opération présente de risques pour les personnes, plus les exigences sont fortes.

Un drone de loisir léger, piloté à vue loin du public, demande peu de démarches. Un vol professionnel en ville, au-dessus d’un chantier ou près d’un aérodrome relève de règles bien plus strictes : formation certifiante, déclaration, matériel de classe adaptée et préparation rigoureuse.

Depuis le 1er janvier 2026, la transition européenne est achevée : les anciens scénarios nationaux ont disparu au profit des scénarios STS‑01 et STS‑02.

Le cadre

Une réglementation européenne

Les règles sont fixées par l’Union européenne avec l’EASA, l’agence européenne de la sécurité aérienne, puis déclinées en France par la DGAC.

Règlement (UE) 2019/947

Les règles d’exploitation : catégories de vol, obligations des exploitants et des télépilotes, scénarios standard.

Règlement (UE) 2019/945

Les exigences techniques : classes de drones C0 à C6, marquage, obligations des fabricants.

La DGAC en France

Elle applique ces textes et fixe les modalités nationales : zones de vol, plateforme AlphaTango, signalement électronique, autorisations.

Catégories

Trois catégories selon le risque

Ce n’est pas le statut, loisir ou professionnel, qui détermine les règles, mais le niveau de risque de l’opération.

Catégorie ouverte

Risque faible, sans autorisation. Vols à vue, loin des personnes, avec des drones légers : loisir et usages professionnels simples.

Catégorie spécifique

Risque modéré, déclaration ou autorisation. Vols en zone peuplée, hors vue ou hors du cadre ouvert : le domaine des prestations professionnelles.

Catégorie certifiée

Risque élevé, certification. Opérations proches de l’aviation habitée, comme le transport de personnes ou de marchandises dangereuses.

Catégorie ouverte : les sous-catégories A1, A2 et A3

Sous-catégorieDrones concernésDistance aux personnesFormation
A1Classes C0 et C1, drones sans classe de moins de 250 gSurvol de personnes isolées toléré en C0, à éviter en C1 ; jamais de rassemblementAucune en C0 ; formation et examen en ligne A1/A3 en C1
A2Classe C230 m des personnes, 5 m en mode basse vitesseA1/A3, plus un examen complémentaire A2
A3Classes C2, C3, C4 et drones sans classe de plus de 250 g150 m des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou de loisirsFormation et examen en ligne A1/A3

Les classes de drones, de C0 à C6

ClasseMasse maximaleUtilisation
C0Moins de 250 gCatégorie ouverte A1
C1Moins de 900 gCatégorie ouverte A1
C2Moins de 4 kgCatégorie ouverte A2 ou A3
C3 et C4Moins de 25 kgCatégorie ouverte A3
C5Moins de 25 kgCatégorie spécifique, scénario STS‑01
C6Moins de 25 kgCatégorie spécifique, scénario STS‑02

Les drones achetés sans marquage de classe (« sans classe ») restent utilisables, mais depuis le 1er janvier 2024 ils sont limités à la sous-catégorie A1 sous 250 g et à la sous-catégorie A3 au-delà.

Obligations

Les obligations du télépilote

Quatre démarches reviennent pour tout drone qui dépasse quelques centaines de grammes.

Enregistrement

L’exploitant s’enregistre sur AlphaTango dès 250 g, ou si le drone porte une caméra. Le drone est enregistré dès 800 g. Le numéro d’exploitant est apposé sur l’appareil.

Formation

Aucune en classe C0. Formation et examen en ligne A1/A3 (40 questions) au-delà, examen A2 en complément. En catégorie spécifique : certificat CATS (60 questions) et formation pratique.

Assurance

Une assurance responsabilité civile adaptée aux drones est indispensable pour un usage professionnel et vivement recommandée en loisir : elle couvre les dommages causés aux tiers.

Signalement électronique

Obligatoire à partir de 800 g : le drone émet son identification en vol, ce qui permet aux autorités de le repérer. Un signalement lumineux s’y ajoute pour les vols de nuit.

Zones de vol

Où peut-on faire voler un drone ?

L’espace aérien n’est pas libre : avant chaque vol, il faut vérifier sur la carte officielle ce qui est permis à l’endroit choisi.

Jamais au-dessus de 120 m

C’est la hauteur maximale en catégorie ouverte. Elle est réduite près des aérodromes et dans de nombreuses zones : la carte indique la limite applicable.

Pas d’agglomération en catégorie ouverte

Le vol en espace public en agglomération y est interdit. En ville, seul un exploitant en catégorie spécifique peut intervenir, après déclaration.

Des zones interdites ou réglementées

Aéroports, sites militaires, centrales nucléaires, prisons : le survol y est interdit ou soumis à autorisation. Dans les ZICAD, la captation d’images est interdite.

Ni rassemblements, ni vol de nuit improvisé

Le survol de rassemblements de personnes est toujours interdit. Voler de nuit ou au-delà des limites demande une dérogation du préfet, à solliciter au moins 30 jours avant.

Les bons outils pour préparer un vol

  • Géoportail drones : la carte officielle des restrictions, qui fait foi en cas de contrôle.
  • SIA et NOTAM : les restrictions temporaires publiées par le Service de l’information aéronautique.
  • AlphaTango : la plateforme de la DGAC pour l’enregistrement et les déclarations.
  • Cartes aéronautiques : indispensables aux professionnels pour lire les espaces et les zones réglementées.
Touvet oaci
Extrait de carte aéronautique autour du Touvet, en Isère

Professionnels

Les vols professionnels : la catégorie spécifique

Pour voler en ville, hors vue ou au-delà du cadre ouvert, un exploitant doit déclarer un scénario standard ou obtenir une autorisation de la DGAC.

ScénarioType de volDroneTélépiloteDémarche
STS‑01À vue, y compris au-dessus d’une zone peuplée dans une zone contrôlée au solClasse C5Certificat CATS et formation pratiqueDéclaration sur AlphaTango
STS‑02Hors vue, hors zone peupléeClasse C6Certificat CATS et formation pratiqueDéclaration sur AlphaTango

Les scénarios nationaux S1, S2 et S3 n’existent plus depuis le 1er janvier 2026 (source DGAC).

PDRA
Analyse de risque pré-formatée pour des opérations courantes. La DGAC en propose cinq canevas.
SORA
Méthode complète d’analyse de risque, exigée pour toute opération qui sort des scénarios standard. Elle aboutit à une autorisation de la DGAC.
MANEX
Le manuel d’exploitation de l’exploitant : organisation, procédures, formation, gestion des incidents. Il est tenu à jour et présenté lors des contrôles.
LUC
Le certificat d’exploitant allégé, qui permet à un exploitant audité de bénéficier de procédures simplifiées.
Dérogations
Vol de nuit, dépassement de hauteur : demande au préfet au moins 30 jours avant la date des vols.

Sécurité

Les règles de sécurité avant, pendant et après le vol

La réglementation fixe le cadre ; la sécurité se joue dans la préparation et la discipline de chaque vol.

Avant le vol

Pendant le vol

Après le vol

Sanctions

Ce que l’on risque

Les infractions les plus courantes relèvent du Code des transports et du Code pénal. Le drone peut aussi être confisqué.

InfractionExemplePeine maximale
Survol d’une zone interdite par négligenceVol au-dessus d’une zone non vérifiée sur la carte6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende (Code des transports, L6232‑12)
Survol volontaire d’une zone interditeAéroport, site militaire, centrale1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (L6232‑12)
Atteinte à la vie privéeFilmer une personne dans un lieu privé sans son accord1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (Code pénal, 226‑1)
Mise en danger d’autruiSurvol d’un rassemblement1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende (Code pénal, 223‑1)

Faire appel à un pro

La conformité, sans contrainte pour vous

Relief Drone est exploitant déclaré auprès de la DGAC, certifié STS‑01 et STS‑02. La réglementation devient notre affaire, pas la vôtre.

Sylvain Bonthoux, télépilote, prépare un vol de drone

Vous devez filmer en ville ?

Des vols en zone peuplée

Certifiés pour le scénario STS‑01, nous intervenons en agglomération dans le cadre prévu, déclarations comprises.

Votre site est en zone réglementée ?

Nous gérons les démarches

Lecture des cartes, contacts avec les gestionnaires d’espace aérien, demandes de dérogation : vous n’avez rien à préparer.

Qui est responsable en cas d’incident ?

Un exploitant déclaré et assuré

Relief Drone est déclaré auprès de la DGAC et couvert par une assurance responsabilité civile drone.

Vos équipes ou vos voisins s’inquiètent ?

Une intervention encadrée

Périmètre de sécurité, information des personnes présentes et respect de la vie privée sont prévus avant le vol.

Vous devez justifier la conformité ?

Des missions documentées

Préparation, manuel d’exploitation et carnet de vol : chaque intervention est tracée.

La réglementation change souvent ?

Une veille permanente

Fin des scénarios nationaux, nouvelles classes de drones : nous suivons les évolutions pour vous.

FAQ

Vos questions sur la réglementation drone

Une autre question ? Écrivez-nous ou appelez le 06 18 41 04 18.

Sources : DGAC, catégorie ouverte, DGAC, catégorie spécifique, Code des transports et Code pénal. Page mise à jour en octobre 2026.

Il n’existe pas de « permis drone » unique, mais une formation adaptée au drone et à l’usage. Aucune formation n’est exigée pour un drone de classe C0 (moins de 250 g). Au-delà, il faut suivre la formation en ligne gratuite de la DGAC et réussir l’examen A1/A3 de 40 questions ; la sous-catégorie A2 demande un examen complémentaire. Les vols professionnels en catégorie spécifique exigent le certificat CATS et une formation pratique.

Pas en catégorie ouverte : le vol en espace public en agglomération y est interdit. Un professionnel peut en revanche intervenir en ville en catégorie spécifique, dans le cadre du scénario STS‑01 ou d’une autorisation de la DGAC, après les déclarations préalables. C’est le cadre dans lequel Relief Drone réalise ses prises de vue urbaines.

120 mètres au-dessus du sol en catégorie ouverte. Cette limite est plus basse à proximité des aérodromes et dans certaines zones : la carte Géoportail des restrictions indique la hauteur autorisée à chaque endroit.

Le drone lui-même n’a pas à être enregistré sous 800 g. En revanche, l’exploitant doit s’enregistrer sur AlphaTango dès que son drone pèse plus de 250 g, ou s’il est équipé d’une caméra ou d’un micro (hors jouet). Le numéro d’exploitant obtenu doit être apposé sur le drone.

Il est interdit de capter l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé sans son consentement (article 226‑1 du Code pénal : un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende). Toute diffusion d’images où des personnes sont reconnaissables demande leur accord, et la captation de données est interdite dans les ZICAD sans autorisation.

Non. Les scénarios nationaux français S1, S2 et S3 n’existent plus depuis le 1er janvier 2026. Les vols professionnels relèvent désormais des scénarios standard européens STS‑01 et STS‑02, ou d’une autorisation délivrée par la DGAC.

Selon l’article L6232‑12 du Code des transports, survoler une zone interdite par maladresse ou négligence est puni de 6 mois d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende ; le faire volontairement, d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Parce que la conformité devient son affaire : un exploitant déclaré vérifie la faisabilité, prépare les déclarations et autorisations, vole avec du matériel adapté et assuré, et documente chaque mission. Vous recevez vos images sans avoir à gérer la réglementation. Décrivez-nous votre projet.

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