Pour dessiner une nouvelle voie d’accès, il faut d’abord une carte fiable du terrain. En juillet 2026, à Beaulieu, près de Vinay (Isère), au cœur du Pays de la Noix, AMB Rousset devait aménager un nouvel accès sur un domaine de 5 hectares, avec un objectif : trouver le meilleur tracé pour desservir l’ensemble du site, en tenant compte des contraintes du terrain. Nous avons survolé le domaine et pris plus de 1 000 clichés géoréférencés, pour produire une orthophoto haute résolution : une image aérienne à l’échelle, sur laquelle les équipes du projet peuvent mesurer et dessiner.

Le problème : choisir un tracé sur 5 hectares
Un domaine de cette taille réunit des bâtiments, des cours de circulation, des zones de stationnement et de stockage, des vergers et des prairies. Le nouvel accès doit desservir tous ces espaces, sans gêner l’activité ni consommer plus de terrain que nécessaire.
Pour comparer plusieurs tracés, il faut un fond de plan juste et récent. Le cadastre donne les limites des parcelles, mais pas ce qui se trouve dessus. Les vues aériennes publiques offrent une vue d’ensemble ; elles datent toutefois parfois de plusieurs années et manquent de détail pour dessiner une voie. Quant au relevé à pied de 5 hectares, il prend du temps.
Notre réponse : un survol de précision
Plus de 1 000 clichés géoréférencés
Pour une orthophoto, le drone suit un plan de vol programmé : des passages parallèles, à hauteur constante, qui couvrent tout le terrain. Les photos se chevauchent largement, si bien que chaque point du sol apparaît sur plusieurs clichés. Chaque photo enregistre aussi la position du drone au moment de la prise de vue : elle est géoréférencée.
Sur ce domaine, le vol de juillet 2026 a produit plus de 1 000 clichés pour 5 hectares. Cette densité donne une image très détaillée, où l’on distingue les véhicules, les toitures et chaque arbre des vergers.
Comme pour chaque mission, le vol se prépare en amont : vérification de la zone aérienne et démarches éventuelles, dans le respect de la réglementation drone.

De 1 000 photos à une seule image à l’échelle
Le logiciel de photogrammétrie repère les mêmes points sur des photos prises sous des angles différents et en déduit le relief du terrain. Il corrige ensuite les déformations dues à la perspective et au relief, puis assemble toutes les photos en une seule image. Le résultat est l’orthophoto : une vue verticale en tout point, à l’échelle, qui se lit comme une carte. La méthode est détaillée sur notre page photogrammétrie et cartographie par drone.
Une cartographie prête à exploiter
Le livrable remis à AMB Rousset est une cartographie à l’échelle, prête à être exploitée par les équipes du projet. Comme l’image est géoréférencée, chacun de ses points correspond à une position réelle sur le terrain. Elle s’ouvre dans les logiciels de dessin (DAO) et de cartographie (SIG), où l’on peut tracer, mesurer et superposer d’autres plans.
Ce que l’orthophoto change pour le tracé
- Mesurer sans retourner sur place. Longueurs, largeurs de passage et surfaces à aménager se mesurent directement sur l’image.
- Comparer plusieurs tracés. Chaque variante se dessine sur le même fond, ce qui rend ses avantages et ses contraintes faciles à comparer.
- Repérer les obstacles. Bâtiments, arbres, zones de stockage, clôtures : tout ce qui se voit du ciel apparaît à sa place exacte.
- Travailler sur une base commune. Maître d’ouvrage, maître d’œuvre et entreprises de terrassement discutent sur la même image.
C’est le sens de notre formule : de la prise de vue à la prise de décision. La carte sert à arbitrer entre les tracés avant l’arrivée des engins.
Orthophoto, modèle 3D, géomètre : que choisir ?
L’orthophoto montre où se trouvent les choses, vues en plan. Pour connaître les pentes et les dénivelés, les mêmes clichés permettent de calculer un modèle 3D du terrain, exploitable là où le sol est visible depuis le ciel. Il sert par exemple à estimer des volumes de terrassement.
Quand le projet exige un document certifié, comme un bornage ou un plan topographique officiel, le géomètre-expert reste indispensable. L’orthophoto ne le remplace pas : elle lui fournit, comme à l’architecte ou au bureau d’études, un fond de plan détaillé et récent.
Le même procédé sert à d’autres projets : l’inspection de grandes toitures, comme celle du collège de Saint-Marcellin, ou le suivi de chantier, où des orthophotos successives montrent l’avancement des terrassements.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une orthophoto ?
C’est une image aérienne corrigée des déformations dues à la perspective et au relief. Elle est à l’échelle et géoréférencée : on peut y mesurer des distances et des surfaces, comme sur une carte.
Combien de photos faut-il pour cartographier un terrain ?
Cela dépend de la surface, de la hauteur de vol et du niveau de détail recherché. Pour ce domaine de 5 hectares à Beaulieu, le vol a produit plus de 1 000 clichés.
Quelle est la précision d’une orthophoto par drone ?
La résolution dépend de la hauteur de vol et atteint couramment quelques centimètres par pixel. La précision de positionnement dépend du calage, par des points de contrôle mesurés au sol ou par un drone équipé d’un GPS de précision (RTK). Nous en parlons avec vous avant le vol, selon l’usage prévu de la carte.
Une orthophoto remplace-t-elle un géomètre ?
Non. Pour un bornage ou un plan topographique certifié, le géomètre-expert reste indispensable. L’orthophoto apporte un fond de plan récent et détaillé, utile au géomètre, à l’architecte comme au maître d’ouvrage.
Où intervenez-vous ?
Basés près de Grenoble, nous intervenons dans toute l’Isère, notamment autour de Vinay, de Saint-Marcellin et de Tullins, ainsi que dans la Drôme et en Savoie.
Un terrain à cartographier ?
Décrivez-nous votre projet : surface, niveau de détail attendu, usage de la carte. Nous vous proposons le vol adapté.





